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ON RECOMMENCE…

Au moment d’écrire ces quelques lignes, nous entamons le processus de déconfinement. Nous ne savons pas encore quand les cultes ‘en chaire et en os’ reprendront et quelles seront les contraintes sanitaires. Quoi qu’il en soit, à l’exception des distributions alimentaires du diaconat qui n’ont jamais cessé, aucune autre activité in situ que le culte ne sera au programme avant septembre.

Nous poursuivrons, parallèlement, les célébrations sur notre chaîne YouTube. Avec une moyenne de plus de 300 visionnements, elles semblent répondre à un besoin. Nous avons eu la pastorale du consistoire en visioconférence. J’ai de nombreuses réunions vidéo. C’est tout de même pratique, on n’a pas besoin de se déplacer et comme on ne voit que le haut du corps, on peut porter ce que l’on  veut en bas…Par ailleurs, c’est le même constat, chez tous les pasteurs qui ont débuté des cultes internet, YouTube, Facebook, Zoom ou autre, que l’assistance en distanciel est plus importante que celle en présentiel. Des mots nouveaux pour répondre à une situation nouvelle. Notre formule de culte donne l’impression de plaire. Entre autres, une demi-heure devant l’écran, c’est plus facile à suivre qu’une heure et demie.

Deux mois de confinement, de restrictions, de distanciations. Lorsque j’ai été opéré en janvier dernier, après un mois de convalescence, les médecins me disaient de reprendre progressivement le boulot et de faire de l’exercice. Pour la reprise progressive, c’est gagnant ! Un ralentissement de l’économie mondiale, une limitation des déplacements et une interdiction des visites. Merci Seigneur, c’est bien gentil, mais ce n’était pas nécessaire d’en faire autant ! Et pour l’exercice, il y a le jardin potager qui n’a jamais été aussi bien entretenu, le vélo d’appartement qui n’a jamais autant roulé et les placards de rangement qui n’ont jamais été aussi bien rangés.

 Le travail pastoral s’est tout de même poursuivi. Téléphone, courriel, réseaux sociaux, internet, cultes enregistrés, obsèques, réunions virtuelles, avec une différence majeure, le manque de contact direct avec les gens, le regard, la présence. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé. J’avais beaucoup de rattrapage en lecture à faire et il me reste encore des piles de papiers à trier sur mon bureau. Mais j’avais parfois le sentiment de vivre une sorte de préretraite.

 Lise ne retourne pas travailler pour le moment. Elle suivait des enfants en difficulté d’apprentissage, dont les parents n’ont pas l’intention de renvoyer leur enfant à l’école pour l’instant. D’autre part, comme elle demeure avec une personne considérée à risque (moi !) car ayant subi une chirurgie cardiaque il y a peu, elle a une attestation de vulnérabilité.

Il faut également souligner de belles initiatives.

Tous les jours, un verset illustré est envoyé par courriel aux paroissiens inscrits, merci Christian. Tous les jours, les parents des enfants de découverte biblique reçoivent également un verset illustré sur le groupe WhatsApp, merci Marguerite. Tous les jours, un groupe se réunit sur les réseaux sociaux pour prier pour les différents paroissiens et enfants de paroissiens qui travaillent dans le domaine des soins à la personne, merci Randy …

Tous les jours, chaque jour. Cela me rappelle ce chant de l’école du dimanche :

Chaque instant de chaque jour

Chaque instant de chaque jour, Jésus prend soin de moi

Chaque instant de chaque jour, Mon cœur est dans la joie.

Depuis que Christ m’a sauvé, C’est le bonheur

Libéré de mon péché, J’ai la paix dans mon cœur.

Pasteur Marc-Henri Vidal

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MERCI AUX SOIGNANTS

Dans le spécial Flash Info de Pâques, j’ai débuté avec la courte réflexion suivante : Mais quel est donc ce virus ?

Qui fait que des pères jouent avec leurs enfants, que des familles se retrouvent autour de la table, que l’on découvre ses voisins, que des jeunes aident des plus âgés, que l’on réorganise nos prio­rités, que l’on chante sur son balcon, que l’on applaudisse à 20h… ?

Michel Sardou chantait, il y a près de 50 ans : Elle court, elle court, la maladie d’amour.

En ce temps de Pâques, nous nous rap­pelons cet amour de Dieu pour l’huma­nité, ce Père qui rit et pleure avec ses enfants, qui partage notre quotidien et qui veut chanter sur nos balcons. Offrons-lui le merci de nos coeurs tout en étant empli de compassion pour ceux qui souffrent

Depuis, il me semble que le cercle de souffrance s’est approché de nous. Des connaissances, des amis, des parents ont été atteints.

Certains ont survécu, d’autres, après avoir courageusement lutté, ont été vaincus. Au moment où j’écris ces lignes, on nous dit que le plateau de stabilisation de la propagation de la maladie est atteint et le décon­finement, en douceur, prévu le 11 mai. Un signe d’espérance et la lumière pointe au bout du tunnel.

Nous pensons tout particulièrement à ceux qui sont en première ligne, le personnel soignant, médecins, infirmiers, infirmières, aide-soignants et tout le personnel de soutien des cliniques et hôpitaux.

Nous les remercions et les applaudissons chaleureusement

Cela me rappelle mon hospitalisation de janvier dernier pour une petite opération du coeur, une angioplastie, totalement imprévue.

Après avoir passé une batterie de tests, le soir de mon arrivée, deux in­firmières ont essayé à trois reprises de me faire une prise de sang et de m’installer un cathéter ! J’en ai encore un énorme bleu au bras…

Était-ce ma nervosité, le stress ? Au final, cela ne coulait que goutte à goutte. Le lendemain matin, une autre infirmière a essayé à deux re­prises de réinstaller le tout ! Vous êtes un peu crispé monsieur. J’étais parfaitement d’accord avec elle. Ils ont alors envoyé un colosse de deux mètres, venant directement du laboratoire et ressemblant étrange­ment à l’un des personnages de la famille Adams, qui, du premier coup, a réussi à me piquer et m’a soutiré six éprouvettes de sang. J’ai eu un peu peur, mais il s’est arrêté. Sonia, une des infirmières m’a tout de même dit que j’avais de très belles veines. C’était sympa.

Tout comme Pâques a été étrangement vécu cette année, la Pentecôte, à la fin du mois, risque de l’être également. La caricature jointe, qui pré­sente une discussion entre le diable et Dieu est certainement une vision positive des choses. On peut réinventer l’Eglise, mais, entre vous et moi, j’ai hâte que l’on se retrouve

Fraternellement en Christ,

Pasteur Marc-Henri Vidal

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PREPARATION DE LA SEMAINE SAINTE

  1. Éditorial du pasteur
  2. Pâques chez les protestants
  3. Petite histoire de la Pâque au temps de Jésus
  4. Le lavement des pieds
  5. Le repas de la Pâque revisité

1. Éditorial du pasteur

Mais quel est donc ce virus ?

Qui fait que des pères jouent avec leurs enfants, que des familles se retrouvent autour de la table, que l’on découvre ses voisins, que des jeunes aident des plus âgés, que l’on réorganise nos priorités, que l’on chante sur son balcon, que l’on applaudisse à 20h…

Michel Sardou chantait, il y a près de 50 ans : «Elle court, elle court, la maladie d’amour.»

En ce temps de Pâques, nous nous rappelons cet amour de Dieu pour l’humanité, ce Père qui rit et qui pleure avec ses enfants, qui partage notre quotidien, et qui veut chanter sur nos balcons.

Offrons-lui le merci de nos cœurs tout en étant empli de compassion pour ceux qui souffrent.

2. Pâques chez les protestants

    PÂQUES, c’est entendu, constitue la principale fête, le symbole même du christianisme. Mais même chez les paroissiens confirmés, l’origine et la signification de cette fête posent souvent question.

Un résumé pour aborder les fêtes de Pâques.

2.1) UNE FÊTE JUIVE PUIS UNE FÊTE CHRÉTIENNE

La Pâque est à l’origine une fête juive, commémorant un épisode sanglant de l’Exode, où le sacrifice de l’agneau par les familles juives en déportation avait permis de sauver les nouveaux nés juifs de la dernière des dix plaies d’Égypte imposées par l’Éternel au pharaon et aux Égyptiens. La Pâque juive commémore donc la libération du peuple d’Israël, mais aussi la fête agricole des Azymes (d’où son autre nom de fête des pains sans levain).

La fête chrétienne de Pâques regroupe, de manière indissociable, les évènements de la Cène, de la Passion et de la Résurrection qui, d’après les évangiles, ont eu lieu lors de la célébration de la Pâque juive. La date mobile de cette fête chrétienne a été fixée en 325 par le concile de Nicée. Elle se tient le premier dimanche qui suit la pleine lune après l’équinoxe du printemps. Donc elle peut avoir lieu entre le 22 Mars et le 25 Avril. C’est une fête de printemps, car les jours deviennent plus longs que les nuits dans l’hémisphère nord.

La Bible ne parle que de la Pâque. Jusqu’au XVIème siècle, le singulier et le pluriel se sont employés indifféremment. Bien qu’il n’y ait pas de règle impérative ou incontestée dans ce domaine, le singulier  désigne désormais en France  la  fête juive et le pluriel la fête chrétienne. En Italie, la fête chrétienne de Pâques (Pasqua) se décline au singulier. Dans les pays anglo-saxons, on distingue bien Passover (la Pâque) et Easter (Pâques)…

 2.2) LE JEUDI SAINT

Lors de son dernier repas, Jésus fête la Pâque juive avec ses douze apôtres en partageant avec eux le pain (qui devient symbole de son corps, celui du Christ) et le vin (qui devient symbole de son sang, celui du Christ). Ce moment institue le sacrement de la cène, qui signifie repas. La cène est avec le baptême un des deux sacrements du protestantisme

2.3) LE VENDREDI SAINT

Condamné à mort par Ponce Pilate, Jésus est contraint de porter sa croix jusqu’au sommet de la colline du Golgotha où il subit le châtiment horrible et alors infâmant de la crucifixion.

Ce sacrifice (où Jésus remplace l’agneau pascal) témoigne de l’amour immense que Dieu porte aux humains puisqu’il se sacrifie pour eux …

2.4) LE DIMANCHE DE PAQUES

Le troisième jour après sa mort, le tombeau de Jésus est retrouvé vide. Jésus apparaît à ses disciples. La résurrection de Jésus constitue l’axe central de la foi chrétienne, la victoire de la vie sur la mort, et l’espérance de la vie éternelle offerte à tous par la grâce de Dieu. Elle apporte la joie et l’espérance, car la résurrection du Christ annonce la libération du mal et de la mort et l’entrée dans la vie donnée par Dieu. «Vous êtes ressuscités avec le Christ» écrit l’Apôtre Paul aux habitants de Colosse, et à chacun de nous.

2.5) LES IMAGES DES CLOCHES, DES LAPINS ET DES ŒUFS

L’œuf, témoin de la vie qui se manifeste, symbolise la fin des privations du carême, car il était longtemps interdit d’en consommer pendant toute cette période. Les lièvres et les lapins apportent traditionnellement les œufs dans les pays protestants. Pour les catholiques, ce sont les cloches venues de Rome, muettes depuis le jeudi saint, qui ont cette mission.

3. Petit historique de la Pâque au temps de Jésus

Les exégètes nous rappellent que les cinq livres du Pentateuque rassemblent des textes d’époques et de courants théologiques différents. C’est vrai pour les trois codes de lois concernant la Pâque :

  • le code de l’Alliance (Exode 21 et suivants),
  • le code de sainteté (Lv 17-26),
  • le code deutéronomique (Dt,12-26).

Dans Exode, on trouve les lois les plus anciennes, remontant parfois au 7e siècle. Dans le Deutéronome, on discerne beaucoup de lois d’avant et pendant l’Exil (587 et après). Beaucoup dans Lévitique sont anciennes mais ont été mises par écrit au retour de l’Exil. Malgré leur disparité, toutes ces lois sont reçues comme « paroles de Dieu ».

Ce qui explique que pour la fête de la Pâque – qui chaque année commémore la 1e libération d’Israël, la sortie d’Égypte (Ex 12-13) – le rituel combine 2 rites distincts célébrés au début du printemps, le rite de l’agneau pascal (venant des bergers juste avant de partir en transhumance) et celui des pains azymes, venant plutôt des agriculteurs de Canaan. Mais peu à peu, la réforme de Josias va uniformiser le calendrier et s’affranchir des rites agraires. La Pâque, primitivement fête familiale, devient une fête de pèlerinage célébrée dans le Temple de Jérusalem et couplée avec celle des Azymes, comme en témoigne le Papyrus pascal daté de 419.

Qu’en est-il au temps de Jésus ? Ne comptons pas sur les évangiles pour un compte-rendu historique. Mais par d’autres sources, le Seder est connu comme se déroulant selon une liturgie précise :

1° des hors d’œuvre sont servis dans une pièce séparée et une coupe de bénédiction est distribuée.

2° dans la salle principale le repas est servi. Un enfant interroge le père de famille. On chante des psaumes et on passe la 2e coupe.

Ensuite vient la bénédiction du pain distribué par le père. Alors seulement on mange l’agneau pascal, le pain, les herbes amères et on passe une 3e coupe, avant les chants de la fin et le partage d’une dernière coupe.

Jésus va subtilement transformer ce rituel. C’est ce que nous découvrirons cette semaine…

4. Le lavement des pieds (Jn 13, 1-17)

Si se laver soigneusement les mains par ce temps de confinement est un petit geste d’amour, pour les autres et pour soi, le lavement des pieds pratiqué par Jésus à la veille de sa mort est le témoignage d’un amour d’une autre dimension, à une autre échelle, « jusqu’au bout ».

Jésus est arrivé six jours avant la Pâque dans la région de Jérusalem. A la veille du sabbat qui marque le début de la fête, il prend son dernier repas avec les douze, « sachant que l’heure était venue pour lui…» (Jn 13-1). Il leur laisse en testament un commandement d’amour :

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Et il leur donne un exemple de cet amour infini par un acte, sur le lieu même où les synoptiques racontent comment l’eucharistie a été instituée. Car l’amour au sens où Jésus l’entend n’est pas un sentiment mais un acte, un signe qu’il va poser en se faisant, paradoxe suprême, serviteur.

Par ce signe, il confirme ce qu’il n’a cessé de leur répéter : tout se déroule selon les Écritures comme le prophète Esaïe l’a écrit dans un texte connu de tous sur « le serviteur souffrant » (Es 53,1-12). Tout ce qui va se passer est la volonté de Dieu, acceptée par son Fils. Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris…Il offre le salut gratuitement à tous, les fidèles et les autres, même à Judas qui fait toujours partie des douze au moment où Jésus s’accroupit pour leur laver les pieds. Il ne s’agit pas d’une leçon de morale, mais d’un acte de révélation, vital.

Souvent nous ne pensons à nos pieds que quand ils nous font mal; là on se rend compte de leur rôle essentiel. C’est encore plus vrai au temps du Christ où les déplacements se font à pieds. Seuls les riches peuvent s’offrir une litière, un cheval ou même un âne. Jésus marche, les disciples marchent, et on se déchausse avant d’entrer dans les maisons. D’où la valeur du bain de pieds, de l’eau fraiche sur des pieds fourbus. Mais en général, les gens lavent leurs propres pieds, sauf à avoir des esclaves pour accomplir cette basse besogne en signe de respect pour des invités. D’où le sentiment d’horreur ressenti par Pierre à la vue de Jésus, pratiquement nu, agenouillé devant eux. Il ne peut pas comprendre cette offrande de son maître qui s’est dépouillé de tout! Mais quand Jésus lui dit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi (Jn 13, 8) et lui redit que son chemin passe par le service du prochain, alors, toujours excessif, Pierre voudrait un bain complet et pas seulement des pieds !

Le texte de Jean est un peu elliptique. L’idée du baptême, le bain complet (celui qui s’est baigné) qui nous fait passer de l’autre côté, et n’a donc pas besoin d’être renouvelé, est sous-jacente. Mais l’acte de Jésus est tellement radical que sur le moment les disciples ne peuvent pas en comprendre le sens profond. Il essaie bien de leur expliquer qu’eux-aussi devront faire la même chose, se laver les pieds les uns aux autres (Jn 13,14-15) mais c’est trop difficile. Pas plus qu’ils n’avaient compris quelques jours plus tôt le geste de Marie à Béthanie (Jn 12, 3-4) : elle lui avait versé un parfum coûteux sur les pieds et les avait essuyés avec ses cheveux !!! Jésus seul avait vu son offrande comme une marque de pure adoration et attribué à son geste une valeur prophétique, en lien avec l’embaumement de son corps après son supplice sur la croix.

Il faudra que l’Esprit Saint agisse, sur eux comme sur nous, pour actualiser les paroles de Jésus, nous les faire comprendre un peu mieux et nous donner la force d’agir comme il nous l’a commandé, au service des autres, pour l’amour de Celui qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par son entremise » (Jn 3, 16-17).

Amen.

5. Le repas de la Pâque revisité

Placé tout entier sous l’écho des chants du serviteur souffrant d’Esaïe 53, le récit de l’institution eucharistique que nous trouvons par exemple chez Matthieu (26,v.26-30) montre comme Jésus réinterprète subtilement les rites juifs habituels.

Le dernier repas qu’il célèbre avec les douze est orienté vers la mort, la sienne, sans évoquer la libération d’Égypte. Ses paroles visent à expliquer le sens de cette mort librement consentie, en 3 moments : une parole et une action sur le pain (v.26), une action et une parole sur la coupe (v.27-28) et une promesse eschatologique (v.29) concernant la fin des temps et non le seul passé d’Israël.

Avec « ceci est mon corps », Jésus – même disparu – sera désormais présent par la communion au pain partagé. Ce pain là n’est pas la manne « celui qu’ont mangé nos pères. Et ils sont morts » (Jn 6, 54-58), c’est le pain de Dieu, le pain de vie.

Même chose pour l’action sur le vin. Alors que le sang des agneaux de l’Exode scellait l’alliance entre Dieu et son peuple, ici le «sang répandu pour beaucoup » fait exploser les frontières nationales. Rattachement à une tradition, mais amplification de celle-ci. Rituel assumé comme un vécu personnel : il ne s’agit plus du sang d’animaux. Par la vie d’un humain historique, Jésus de Nazareth, « agneau de Dieu », Dieu inscrit sa volonté de pardon et d’amour pour l’humanité.

Puis vient la promesse, « désormais… » l’attente du banquet céleste où Jésus goûtera avec eux, avec nous, le vin nouveau du Royaume (v.29). Jésus signe et signera désormais sa présence dans le morceau de pain et la gorgée de vin que nous partageons. Le rituel juif est devenu chrétien, et la fête célébrée est celle du Messie, celle de la libération, du passage de la mort à la vie pour ceux qui partagent la cène avec lui.

« Voici : je me tiens à la porte et je frappe… » (Ap3,20)