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Panique à bord : Il n’y a plus de papier toilette !

Difficile en cette période de ne pas parler du coronavirus, d’épidémie et de mesures de confinement. Les magasins ont été dévalisés, les boutiques fermées, les transports limités. « Gardons nos distances » est l’un des mots d’ordre en ces temps sanitaires troublés. Sans être inconscients de la gravité de la situation, incouciants sur les risques réels de la pandémie, aveugles sur l’impact sociétal, nous ne devons pas nourrir la peur, nous laisser entraîner à la panique, devenir paranoïaques. Comme chrétiens, la Bible nous encourage à la confiance. Elle nous enseigne le repos dans la présence de Dieu. Alors recherchons-là !

« L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, a cause de son nom« (Psaume 23 : 1-3).

Attention aux prédicateurs de l’apocalypse qui ressassent un : « Je vous l’avais bien dit. La Bible annonce la fin des temps. C’est écrit ! » Les mêmes paroles ont été prononcées lors des épidémies de SRAS et d’Ebola. Les mêmes paroles ont retenti lors de la grippe espagnole et de la grande peste. Depuis l’aube du christianisme, tous les fléaux ont fait les choux gras de ces alarmistes. Pour les chrétiens du 1er siècle, à qui s’adressaient ce livre, eux qui vivaient l’oppression et la persécution, pour qui famine et épidémie étaient leur lot courant, le Livre de l’Apocalypse décrit cette lutte du bien contre le mal, avec en filigrane la victoire du bien. Le groupe de mot le plus courant est : « réjouissez-vous » ! Non pas des malheurs qui arrivent, mais soyez sûrs que l’amour sera toujours plus fort que la mort, que le bien triomphera.

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde » Psaume 23 : 4-5).

Ce temps d’épreuve est un défi lancé à l’Eglise. Faire preuve de solidarité. Vivre l’Eglise autrement. Vivre l’Eglise hors-ses-murs, sans frontières. Une Eglise invisible qui transcende l’espace et le temps. Nous disons que la maison de Dieu n’est pas faite de pierre, de bois, de plâtre, mais de chair et de sang, de rires et de larmes. C’es l’occasion de démontrer que la chaleur humaine, que l’esprit d’unité en Christ, peuvent se vivre sans contact direct. Un coup de fil, un message, une lettre, un courriel. Un culte vidéo, une chaîne de prière, un verset transmis. Une spiritualité vivante malgré tout.

« Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours » (Psaume 23 : 6). Une maison qui peut être partout là où je suis.

Solidairement en Christ.

Pasteur Marc-Henri Vidal