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EDUCATION CHRETIENNE 2022-2023

7 à 11 ans : découverte biblique
 
La terre sera le fil directeur de découverte biblique cette saison : Montagnes, plaines, forêts, lacs et rivières, déserts et jardins.
 
Nous fonctionnons par atelier (chant, histoire biblique, bricolage). Les séances sont mensuelles. Elles débutent au moment du culte à 10h30 pour se terminer à 14h. Les enfants apportent leur repas. Les dates à retenir : 
  
  •     25 septembre inscription au sous-sol de la Maison Haute (171 avenue de la Division Leclerc à 100 mètres du temple).                 Exceptionnellement, cette séance se terminera à 12h.   
  •     16 octobre
  •     20 novembre
  •     4 décembre
  •    11 décembre : participation au culte des familles.
  •    15 janvier
  •    5 février : participation au repas paroissial
  •    12 février
  •    12 mars
  •     2 avril : participation au culte des Rameaux
  •    16 avril
  •    14 mai
  •    18 ou 25 juin : culte des familles

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POUR UN PRINTEMPS QUI SE POURSUIT

Notre Église a connu une fin de printemps exceptionnelle, un feu d’artifice de fêtes, de cérémonies, de partages. Elle a vécu des cultes émouvants où l’essentiel a su se rappeler à nous, avec des démonstrations de foi et d’amour au cœur du message chrétien.

La renommée et la solidité de notre paroisse ont été attestées par la réussite du cocktail du 10 juin organisé à l’attention de nos partenaires dans l’établissement thermal d’Enghien en l’honneur de notre pasteur Marc-Henri Vidal et de son épouse Lise.
Leur départ en retraite annoncé depuis un an nous attriste sur le plan humain comme il aurait pu nous inquiéter sur le plan paroissial, tant nous leur sommes redevables.
Mais la vitalité de notre Église nous a permis d’intéresser un nouveau pasteur, Michel Block, dont le profil est vraiment adapté à nos besoins. Il nous rejoindra en juillet 2023. Nous avons engagé, avec lui et avec le président du Conseil régional, le recrutement d’un second pasteur. C’est pourquoi nous abordons avec confiance la rentrée où s’engagera la période de la vacance pastorale.
Nous sommes certains que la paroisse saura traverser cette étape et ouvrir un nouveau chapitre de son histoire, grâce à notre capacité à nous unir et à nous engager. Nous avons tellement à apprendre les uns des autres, à nous enrichir de nos diverses expériences et sensibilités et de toutes les bonnes volontés. Merci à chacun de vous pour votre bienveillance, votre participation et votre soutien. Dans ce monde si conflictuel, si brutal, si individualiste, face aux épreuves qui ne vont pas manquer de l’affecter au cours des prochains mois, notre Église peut être, et doit être, davantage qu’une béquille. Elle peut constituer un ancrage, un vecteur d’espoir et un facteur de résilience. Il nous appartient de prolonger en hiver l’espérance qui caractérise le printemps, mais aussi le christianisme. Conserver l’espérance malgré tout, la renforcer parfois malgré nous, la diffuser autour de nous, telle est la mission de notre Église.
« Tout ce qui a été écrit l’a été afin que par la persévérance et par le réconfort que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance » (Romains, 15,4).
Alain Joubert

PS : pendant la vacance pastorale, l’organisation des cultes a été confiée à une commission liturgie de huit conseillers presbytéraux qui veilleront à leur bonne préparation et leur organisation. Nous avons sollicité des pasteurs du consistoire de l’EPUdF (Nord-Ouest de la Région), des pasteurs d’Églises amies et des prédicateurs laïcs proposés par la Région. Et nous serons forts de l’engagement des huit prédicateurs de la paroisse, comme de celui des conseillers presbytéraux. Nos cultes seront donc assurés toute cette année, nous l’espérons dans de bonnes conditions.

11 SEPTEMBRE : DERNIER CULTE DU MANDAT PASTORAL DE MARC HENRI VIDAL

Nous serons nombreux à l’accompagner lors de ce culte certainement émouvant. Nous prolongerons cet au revoir par un repas partagé à la Maison Haute. Chacun est donc convié à apporter un plat ou/et une boisson.
Un flash info début septembre donnera plus d’éléments d’information .

Nous rappelons que JAP a organisé une cagnotte pour remercier le couple pastoral de leur présence à nos côtés. Le montant leur sera remis le 11 septembre.

Pour faire un don, 3 possibilités :

– helloasso.com : le lien « faire un don à Jeunesse et Amitiés Protestantes » – adresser un chèque à Vincent Cordier, trésorier de JAP, 23 rue Jules Ferry, 95880 Enghien, en libellant votre don à « Jeunesse et Amitiés Protestantes cagnotte pasteur Vidal ».
– faire un virement à JAP avec le même libellé cagnotte pasteur Vidal, dont les coordonnées sont les suivantes :

IBAN : FR76 3000 4001 7100 0021 5186 848 BIC : BNPAFRPPXXX

Légende photos :            Samuel Amedro et Marc-Henri Vidal                                                  Alain Joubert, Arlette Sancery, Lise et Marc-Henri Vidal

VENDREDI 10 JUIN : UN PREMIER AU REVOIR

A NOTRE PASTEUR ET A LISE VIDAL

 

150 invités avaient répondu présents au cocktail d’au revoir organisé par l’Église d’Enghien et de la Vallée de Montmorency à destination de nos  partenaires  à l’ occasion du prochain  départ à la retraite du pasteur Vidal.

Cette cérémonie s’est déroulée dans les prestigieux salons et la terrasse de la Pergola Nova de l’ Établissement Thermal d’ Enghien, face au Lac, un soir de juin où le temps était idéal pour bénéficier de ce cadre idyllique.

Plusieurs personnalités étaient présentes, le Maire et la municipalité d’Enghien Les Bains et, des élus locaux du secteur. De nombreux pasteurs ou membres des Église protestantes voisines  et des représentants d’autres confessions, au premier rang desquelles Monseigneur Stanislas Lalanne, Evêque de Pontoise, avaient tenu à  retrouver  Marc-Henri Vidal  qui a beaucoup œuvré sur l’œcuménisme et l’interreligieux  pendant son ministère.

Alain Joubert, au nom du conseil de l’Église, a tenu à remercier la municipalité d’Enghien pour un partenariat confiant et actif tout au long de ces dix ans, dans l’esprit d’une laïcité d’ouverture et d’intelligence à laquelle le protestantisme a toujours été très attaché.

Le Maire d’Enghien, Philippe Sueur, a félicité  le pasteur Vidal pour toutes les réalisations de celui-ci au service de la cité et de la société. Il a évoqué les qualités humaines et intellectuelles de Marc-Henri, son sens des contacts et des relations humaines, sa capacité à mobiliser les énergies. Il a rendu hommage au protestantisme représenté dans la ville depuis sa création.

Le pasteur Amedro, Président du Conseil Régional de l’Église protestante unie de France, a  évoqué la complexité  et la noblesse des missions des pasteurs dans la France d’aujourd’hui, la diversité de leurs attributions. Il a  fait un vibrant et amical éloge du ministère accompli par Marc-Henri Vidal.

Enfin, dans une brillante intervention, Marc-Henri Vidal a retracé son parcours exceptionnel, entre une naissance à Metz, un départ dans le nouveau monde à cinq ans, une jeunesse chaotique dans la mouvance des mouvements post-68, des études de philosophie et de théologie très sérieuses, un pastorat à Montréal puis à  Washington avant d’arriver à Enghien en 2012. Il ironise sur la réputation des français en Amérique, faite d’un esprit critique très développé et d’une suffisance parfois exagérée, réputation dont il n’a pas souffert pendant son ministère : il s’est  autant plu à Enghien  qu’il s’est investi et qu’il a été apprécié.  Et son épouse Lise également, qui a fait bénéficier les écoles de Soisy sous Montmorency de son expérience en matière de soutien des enfants handicapés.

Sur le plan théologique, le pasteur Vidal  s’est attaché à établir un équilibre entre l’émotion et la raison, à faire preuve à la fois de pédagogie et de sens de la communication pour ses fidèles qu’il aime classer en cinq catégories : les réformés ou luthériens traditionnels, les évangéliques, les anciens catholiques, les fidèles venus d’Afrique et.. ceux  qu’il n’est pas possible de classer. Difficile mais essentiel dans ces conditions d’établir un équilibre ! C’est sa grande fierté d’y être parvenu.

Marc-Henri Vidal et son épouse Lise repartent en septembre pour leur maison de Montréal, afin de profiter de leur nombreuse famille (ils ont quatre enfants, et les petits enfants arrivent régulièrement). Mais ils reviendront en France, sachant que la France est présente sur quatre continents..

Le pasteur  Vidal  assurera les cultes jusqu’au 11 septembre prochain au Temple d’ Enghien. L’occasion de rencontrer cet été ce brillant  « produit d’importation », comme l’a qualifié dans son intervention  Samuel Amedro.

Ps : L’écho le Régional du Val d’Oise a publié dans son numéro du 8 juin un article intitulé «  le pasteur Vidal retourne en Amérique », rédigé par Fabrice Cahen.

IDFM 98 a organisé avec Claude Levy une émission « entre chien et loup » qui a été diffusée le 30 mai dernier et audible en podcast sur www.idfm98.fr

MERCI D’AVOIR ÉTÉ LA

En dix ans, plus de 100 éditoriaux, qu’est-ce que j’ai pu en écrire des choses ! Des bonnes et possiblement des moins bonnes. Lors des célébrations du jubilé de la reine d’Angleterre, un dicton circulait : « Les Premiers ministres passent, la Reine demeure ». Je me permets d’adapter ce dicton à notre situation : les pasteurs passent, mais les paroissiens restent.
Comparer Premiers ministres et pasteurs peut se comprendre, à des niveaux bien différents, mais oser comparer Reine et paroissiens semble provocateur, mais c’est très protestant. Car l’Église, pour nous, c’est avant tout les gens. Comme je le dis parfois, un pasteur n’est pas nécessaire pour qu’une communauté vive, il est tout au plus utile, en espérant toutefois qu’il n’ait pas été inutile

Bien sûr, un pasteur donne sa couleur à la communauté. Il imprime sa marque. Je suis très fier de cette communauté protestante ayant son siège à Enghien et qui dessert plusieurs communes. Je suis fier de cette communauté avec sa vitalité, son dynamisme, sa présence dans la cité, cette communauté qui nous a accueillis il y a dix ans. Je suis fier de cette communauté multi-ethnique, pluri-culturelle, pluri-théologique, où chacune de ses composantes trouve sa place.

Lorsque j’étais pasteur à Washington et que j’ai annoncé au personnel de l’ambassade de France que je venais à Enghien-les-Bains, et j’avoue sans trop savoir quelle ville c’était, les gens me disaient : « Oh ! Enghien, ce n’est pas n’importe quoi ! ». Et, je confirme, comme les jeunes le disent, ce n’est pas du n’importe quoi ! C’est une ville superbe, un peu magique. On me disait aussi : tu vas aller travailler avec le peuple le plus critique au monde, les Français… Venant d’outre-mer, on a parfois l’impression que Dieu est américain, parce qu’il est tout-puissant. Je tiens à rassurer mes compatriotes, Dieu est également français, parce qu’il sait tout.

On m’a posé la question de savoir ce qui me manquera le plus d’Enghien, de la ville et de ses gens. Je préfère changer le verbe, qu’est-ce que je retiendrai le plus. Le manque est nostalgie, regret. Un souvenir positif permet de sourire au passé, de bien vivre le présent et d’affronter l’avenir (pour le savoir, lisez l’article d’Agnès Holive).

Je disais dans un prêche, qu’un visiteur fait toujours plaisir, si ce n’est quand il arrive, c’est au moins quand il s’en va. Mais il y a de ces visiteurs que l’on aimerait garder plus longtemps. Plusieurs de me dire, que c’est trop tôt pour prendre sa retraite. Je fêterai bientôt mes 66 ans. Que les curés catholiques prennent leur retraite à 75 ans. Entre vous et moi, ils ont moins d’obligations familiales. Que je vais m’ennuyer, on verra bien !

Nous repartons au Canada, où nous avons une maison qui nécessite quelques travaux. Avec une fille en Suisse, une autre à Montréal, deux enfants au Yukon (à côté de l’Alaska), mon père sur la côte ouest américaine à Seattle et mon beau-père dans le nord du Québec, la banlieue nord de Montréal est à peu près centrale sur la carte mondiale. Nous voyagerons, jouerons notre rôle de papy et mamy auprès de nos 6 petits-enfants et semble-il d’autres en réflexion.

Toutefois, tant que la santé et l’énergie le permettront, nous sommes prêts à faire des remplacements pastoraux de 3 mois en France. En précisant que la France c’est aussi, la Guadeloupe, la Martinique, Tahiti, la Réunion…
A nouveau merci, mes amis. A la revoyure.

Pasteur Marc-Henri Vidal

VOYAGES RÉALISÉS EN 2022 AU PAKISTAN ET AU TOGO

Plusieurs projets sont soutenus par notre paroisse. Deux de ces projets se sont traduits par des voyages effectués en début d’année 2022 au Pakistan et au Togo.

Notre paroisse aide, depuis quelques années une Église protestante à Lahore. Trois de nos représentants, Marc-Henri, Christian et Élisabeth Mégrelis sont allés inaugurer un lieu de culte que l’Église d’Enghien a financé. Nous parrainons également onze enfants pour leur scolarité.

Le voyage au Togo a vu la participation de Marc-Henri et Lise Vidal, Sitsofé et Bernard Baku.

Nous vous proposons les récits de ces 2 voyages par Marc-Henri. Les photos seront postées prochainement.

Lahore, Pakistan

Nous avons été accueillis à bras ouverts. Les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes. Nous avons participé à quatre cultes en six jours. A chaque célébration, une allée d’enfants et d’adultes nous lançait des pétales de roses. Des colliers de fleurs et des guirlandes multicolores nous étaient passées autour du cou par les anciens de la paroisse et divers responsables. Nous en avions les larmes aux yeux. Si dans les grandes villes on rencontre des étrangers, à la campagne c’est plus rare et dans les briqueteries jamais.

Cultes

Enghien Fellowship Chapel, la paroisse que nous soutenons, a sept lieux de prédication (un à 4h de route, l’autre à 2h30, nous y sommes allés, quatre dans les briqueteries à 1h30, nous en avons visité un, et le principal à Lahore, nous y étions), mais un seul avec un toit solide, celui qu’ils louaient et que nous avons aidé à acheter, à Lahore où le propriétaire musulman voulait vendre pour partir en Angleterre… Les autres sont à ciel ouvert avec des toiles en guise de murs et des bâches comme plafond. Dans chaque lieu, 150 fidèles participent aux cultes. Dans les villes d’une certaine importance, il y a des quartiers dits chrétiens, où catholiques et protestants se regroupent et vivent en relative bonne entente avec les communautés musulmanes qui les entourent. Jusqu’à ce qu’un différend ne survienne ou qu’un petit groupe d’extrémistes ne débarque. Mais, pour ne pas prendre de risque, et peut-être parce que des étrangers étaient là, à chaque endroit où nous avons célébré un culte, des paroissiens armés étaient postés à l’entrée, dans la rue, ou sur les toits des immeubles avoisinants. Force dissuasive, qui n’empêchait pas ces croyants de chanter à tue-tête. On se déchausse, pieds nus ou en chaussettes, sur des tapis qui recouvrent le sol de terre battue ou de ciment. Marqués par la culture, les hommes sont d’un côté, les femmes de l’autre, ces dernières avec un voile sur la tête. Les enfants en avant, filles avec les femmes et garçons avec les hommes, mais parfois mélangés. Tous assis par terre jambes croisées. Quelques chaises sur l’estrade pour ceux qui officieront. Le chant est rythmé par des tambours, des tambourins et un synthétiseur. Si j’ai reconnu quelques mélodies, la majorité avait des sonorités orientales.

A chaque culte il y avait un bon nombre d’enfants. Divers programmes d’école du dimanche prennent place pour nourrir leur foi. Faire apprendre un texte biblique par cœur suscite chez certains de mes catéchumènes un vent de révolte. C’est de l’endoctrinement ! De la manipulation cérébrale ! C’est vieux-jeu, passé de mode, désuet, arriéré… Pour ces enfants du bout du monde c’est un défi, un concours, non pas une épreuve mais un plaisir. Lors d’un culte d’enfants, sur le toit en terrasse d’une maison privée, avec une soixantaine d’entre eux, nous en avons été les témoins. Des récitations en anglais et en ourdou couronnées par les applaudissements du jeune auditoire, des chants en notre honneur. A nouveau j’en ai eu les larmes aux yeux. Et je leur ai conté et raconté des histoires de lion, de singe et de serpent, je m’en suis donné à cœur joie, avec l’ombre d’un chat qui se promenait sur un muret, derrière des toiles blanches qui servaient de mur, augmentée par les rayons du soleil, ayant l’apparence d’un lion. Une petite fille m’a dit après dans un anglais approximatif « j’aime bien vos histoires ». Je l’aurais serré dans mes bras si cela n’avait été le risque de passer pour une demande en mariage.

Depuis quelques années, nous distribuons 650 cadeaux de Noël aux enfants de ces communautés.

Lomé, Togo

Nous étions une petite équipe, fin février, à arpenter les rues de Lomé par 40°C. Sitsofé Baku, sa sœur Valérie, Bernard le fils de Sitso, Nathan, celui de Valérie, Lise et moi-même. Si en France il y a une boulangerie tous les 200 mètres, au Togo c’est un atelier de couture et un coiffeur. Réparation, reprisage, couture, confection, raccommodage, ajustements… Boutique Le Doigt de Dieu, stand A la grâce divine, atelier Dieu tout-puissant… et plein d’autres avec des noms moins divins.

Le Togo a la réputation d’être une plaque tournante pour les tissus colorés. Etoffes imprimées ou en batik, dessins africains, motifs géométriques, couleurs du village, de la région, du clan ou de la tribu, verset biblique et occasion particulière, tout est prétexte à coudre.

Célébration à Lomé

Nous avons participé à cinq cultes en dix jours, dont quatre à Lomé. L’atmosphère est à la fête, célébrer Dieu ne se fait pas le visage morose. Les costumes bariolés, les coiffures recherchées, les robes colorées, rehaussent cette joie de vivre et de célébrer Dieu. Les chorales se succèdent dans les églises, traditionnelles en robe noire et col blanc, plus modernes à l’occidentale, chorale des jeunes, rythmes africains, accompagnées de big band, fanfare, djembés et percussions, et… orgue électronique. Il y en a pour tous les goûts et de tous les styles. Les cultes en français, à six heures du matin, les célébrations en éwé par la suite. De 150 à 500 personnes participaient, dans les Églises évangéliques presbytériennes du Togo, où nous étions, une tradition réformée sœur de l’EPUdF.

En lien avec le CPCV, nous devrions accueillir sous peu un pasteur et le responsable de la jeunesse régionale pour une formation en animation de quelques mois.

Les écoles à la montagne

Nous sommes retournés à la montagne d’Agou, là où nous avions aidé à la construction d’une école, au village de Dzibé. Les enfants nous ont accueillis en chantant dans leurs uniformes kaki, pantalon, chemise pour les garçons et robe légère pour les filles. C’est le même costume un peu partout dans le pays. Les petits de la maternelle ont une couleur particulière, rose et blanc, vert et blanc ou bleu et blanc. A la montagne c’était le rose. Cela donne une impression de propreté et de discipline. Toutefois en regardant de plus près, il manque un bouton ici, le pantalon est un peu court pour celui-là (cela devait être celui de son frère !), des coudes sont élimés, et pour la discipline, les enfants sont comme tous les enfants dans le monde. J’ai failli causer une émeute en distribuant des sachets de bonbons à la volée…

Notre mission était double. Grâce à notre association culturelle JAP, nous avons pu effectuer le changement des fenêtres de l’école. Nous sommes allés vérifier sur place et remettre du matériel scolaire à la direction. Nous avons également pris contact avec une autre école à la montagne, celle de Kpeta, où on a également remis du matériel scolaire, merci à notre Entraide et à la paroisse de l’aide apportée pour ce voyage. Si à Dzibé tous les enfants, soit une centaine, vont à l’école, , ce n’est pas le cas à Kpeta, où sur une centaine de familles, une quinzaine n’a pas les moyens de payer les frais de scolarité de 5 à 6 euros par année ! Nous avons donc pris l’initiative de verser à la direction de cette école un subside pour garantir que tous les enfants du village puissent bénéficier du soutien scolaire. Subvention que nous envisageons de renouveler en fonction des besoins locaux.

CAST – Centre d’Action Sociale Togolais

A Kpalimé, une ville importante au centre du pays, au pied du massif montagneux d’Agou, il y a un orphelinat, le CAST. Nous avions reçu, il y a 2 ou 3 ans, à l’Église d’Enghien, la directrice de cette institution, la pasteure Mana Yévu, de l’Église presbytérienne du Togo. J’avais alors présenté l’œuvre particulière de cet orphelinat et nous avions tenu un stand de vente d’artisanat produit par l’organisation.

Je viens de revenir avec trois guirlandes de fanions faites de morceaux de tissu bariolé, de toutes les couleurs, magnifiques que j’installerai lors d’un prochain repas de paroisse.

S’il y a 42 enfants accueillis sur place, la mission du centre est d’accompagner les jeunes jusqu’à leur intégration totale dans la société. Ainsi plus de 570 personnes sont toujours suivies par les responsables du CAST dont un interne en médecine à Clermont-Ferrand, qui poursuit une spécialisation en chirurgie ! C’est également le seul orphelinat de la région qui a une accréditation pour accueillir une douzaine de nourrissons. Le centre dispose d’une salle informatique ouverte aux étudiants d’un lycée professionnel voisin, ainsi que d’un dispensaire ayant pignon sur rue. L’un de leurs objectifs est de devenir autosuffisant en matière alimentaire et de dépendre le moins possible de subventions et de dons pour le fonctionnement régulier de l’institution. Deux grandes terres ont été achetées, des cultures développées et des troupeaux installés. Le problème actuel est l’approvisionnement régulier en eau. Un forage est nécessaire sur l’une des terres (10 à 15 000€, des demandes de subvention sont en préparation) et un petit barrage sur l’autre (20 000€, un prêt sans intérêt remboursable sur 10 ans ou moins serait la solution. Si vous avez un contact… ?).

Nous avons été accueillis par des chants et des danses et invités à nous mêler à la cohue. C’était la fête. Et je me suis très bien débrouillé sur la piste de danse. Quelques jeunes en service civique sur place peuvent en témoigner.

Pasteur Marc-Henri Vidal

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